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Comment utiliser le web 2.0 pour atteindre vos objectifs marketing ?
Web 2.0, effet de mode ou révolution ?


Web 2, web 2.0, ces termes sont sur toutes les bouches de marketeurs. Au-delà de l’effet de mode, il y a bien une évolution très significative à la fois dans la manière de concevoir des dispositifs interactifs, et dans la relation entre les marques et leurs cibles.

Cet article a pour but d’apporter quelques éclaircissements à cette notion pour le moins fourre-tout, et de donner quelques clés pour exploiter le web 2.0 pour des objectifs de conquête, notoriété ou encore de fidélisation.

1. Le web 2.0 c’est avant tout un phénomène de déportalisation du contenu

La page web est un stade d’évolution transitoire de l’internet, de même que les navigateurs. Ce mouvement de « déportalisation » de l’information permet aux internautes de ne sélectionner que ce qui les intéresse sur une page web, via les flux RSS et les agrégateurs comme Netvibes.

On passe dans une logique où les marques faisaient venir des internautes sur un site pour leur délivrer une information, à une logique où les internautes construisent eux-mêmes les canaux par lesquels ils souhaitent être contactés.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que les internautes choisissent ces canaux (les flux RSS, les widgets) en fonction des services que ces applications vont leur rendre. Par exemple, si vous aimez l’Asie, vous pouvez être intéressé par un widget qui vous donne un comparatif des prix des vols sur Hong-Kong.


Pour les marques cela implique deux choses :

  • Une fois qu’un internaute utilise un service pertinent pour lui, il n’a aucune raison de changer : sa fidélité est très forte. Il y a donc une prime très importante aux premiers entrants.
  • La logique de publicité online classique va évoluer vers une logique où les marques devront assurer leur promotion en apportant des services à leurs prospects. Le futur de la publicité, ce sont les services.

Les implications pour les marketers sont nombreuses, en premier lieu sur les outils de mesure. La notion de visiteurs uniques ou de page vue n’a plus de sens dans un environnement ou les flux RSS et les widgets vont prendre une importance croissante. Plutôt que de raisonner uniquement en termes de trafic, il faudra réussir à mesurer l’attention des internautes, disséminée sur plusieurs plateformes. Cela ne signifie pas la fin du fonctionnement du web traditionnel, utilisant sites, portails, moteurs de recherches. C’est un nouvel usage supplémentaire. A la notion de trafic, va s’ajouter une nouvelle notion, que Tariq Krim, le fondateur de Netvibes, désigne par le terme d’ « attention networks ».



2. S’appuyer sur les internautes comme relais d’opinion

L’évolution du web permet aux internautes de créer et/ou de diffuser de plus en plus facilement de l’information :

  • 65 000 nouvelles vidéos sont postées sur YouTube (Source JDNet).
  • Entre décembre 2004 et décembre 2006, le nombre de blogs dans le monde est passé de 5,4 à 63,1 millions selon Technorati.
  • Les blogs et les sites de partage vidéo ne sont pas les seuls plateformes de publication de contenu : d’autres sites communautaires fonctionnent également à partir de la contribution des consommateurs, comme les sites d’avis de consommateurs (Ciao, Vozavi), et plus généralement, l’ensemble des forums.

Par conséquent, les marques ne peuvent ignorer ce phénomène et doivent rapidement s’en saisir. Comment ?
La démarche consistant à prendre la parole via les blogs, les sites communautaires et les forums est certes indispensable mais elle est loin d’être suffisante. Quant à celle consistant à séduire les influenceurs pour qu’ils parlent favorablement de votre produit, elle peut être intéressante ponctuellement, mais limitée à long terme. Pour construire une réputation positive et durable, il est nécessaire de rendre un vrai service aux internautes, en complément du produit vendu, afin de créer un lien de complicité avec sa marque.



3. Quels services les marques peuvent-elles rendre à leurs clients ?

Le divertissement :

Divertir ses clients et prospects permet de créer de l’empathie avec sa marque. Cela initie une notion d’échange où la marque donne quelque chose à sa cible. Sans créer d’obligation, cela fera pencher la balance décisionnelle du consommateur en faveur de la marque.

La prise de parole :

Donner la parole à sa cible, via un blog par exemple, permet de nouer une relation de complicité. Les consommateurs se sentent impliqués dans la vie du produit. Cela est bien sûr à double tranchant et suppose que le produit ou le service soit d’une qualité irréprochable.

L’information, le conseil :

Approche indispensable en fidélisation, les conseils que fournit une marque peuvent aujourd’hui sortir du cadre du site de marque via une approche utilisant les flux RSS et les widgets, qui permettent d’augmenter la présence de la marque dans la vie numérique de l’internaute.

En conclusion, les outils du web 2.0 ne signifient pas la mort de l’approche web traditionnelle, construite autour d’un site internet. Elle vient compléter cette dernière pour fournir une panoplie de services plus riches, aussi bien pour les internautes que pour les marques.

Exemples d’opérations web 2.0 conçues par Modedemploi :

France 24 Observer,
l’élection présidentielle française, vue par les blogueurs étrangers
http://french-presidential-election-2007.observer.france24.com/

Pinnacleshare.com,
la première communauté dédiée au montage vidéo en ligne
http://www.pinnacleshare.com

Happy Feet Sliding,
une opération ludique et participative
http://www.happyfeet-sliding.com

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