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Vidéo et rich media, ce qui a changé en 2006 et 2007

2006 a vu la confirmation d’une tendance amorcée en 2005 : la vidéo est l’un des usages majeurs d’internet. Il aura fallu lever plusieurs barrières technologiques :

  • Le débit tout d’abord. En dessous d’un débit de 1 méga, difficile en effet de visionner des vidéos streamées sans que l’attente soit trop longue.

  • Les techniques d’encodage et de compression : leur progression (encodage Sorenson, puis On2 VP6) ont permis de réduire le poids des vidéos diffusées, sans déperdition de qualité.

  • L’avènement d’un player suffisamment répandu : Flash, qui depuis sa version 8, intègre le codec On2VP6, et est donc devenu la norme des sites de partage vidéo.

À partir du moment où ces barrières ont été levées, les usages se sont développés très vite. Quelques mois après leur création les premières plateformes permettant de partager et diffuser des vidéos affichait des audiences à faire pâlir les plus grands réseaux de chaînes TV.

Le groupe NewsCorp, s’est d’ailleurs prestement emparé de MySpace pour 580 millions de dollars. Rupert Murdoch déclarait fin 2006 que MySpace acquérait 8 et 9 millions d’utilisateurs par mois et était valorisé à 6 milliards de dollars, malgré l’absence à cette date de modèle économique (source : News.fr).

Bulle spéculative ou révolution industrielle ? Autre confirmation de cet engouement, le rachat de YouTube (100 millions de vidéos diffusées par jour en août 2006), 19 mois après sa création, par Google, le champion de la monétisation de trafic via son programme Adwords, pour la modique somme de 1,65 milliards de dollar.


Autre évolution majeure : la vidéo ne se consomme plus uniquement dans un format qui reproduit celui de la télévision.

Elle devient une matière première extrêmement malléable, qu’il est possible de transformer, d’intégrer dans des interfaces web : personnages détourées, effets graphiques, motion design, les sites intègrent aujourd’hui de plus en plus d’éléments vidéos.

Une évolution notamment possible grâce à Flash 8, dont le format de vidéo .flv permet :

  • de gérer des vidéo transparentes en surimpression d’une page web.

  • de définir des images clés au sein d’une vidéo : images qui peuvent être liées à un actionscript pour le déclanchement d’événements. Les vidéos peuvent donc devenir des éléments cliquables et interactifs.


Les fondateurs de Skype s’inscrivent dans cette tendance en créant Joost, un nouveau concept de consommation de vidéo sur le net. Contrairement aux sites de partages vidéo, qui intègrent les vidéos dans leurs interfaces, Joost intègre son interface en surimpression des vidéos et vise à développer l’interactivité au sein même de ce média. Placement de produits cliquables, liens contextuels, telles sont les évolutions à venir en terme de vidéos sur le web.

Autre élément clé de l’évolution des contenus rich media : la montée en puissance des contenus 3D temps réel.

La technologie Virtools permet aujourd’hui d’intégrer très facilement sur un site des expériences en 3D temps réel. Le plug-in Virtools, s’il n’est pas installé sur votre ordinateur, se charge en quelques secondes, et le contenu 3D temps réel, n’est pas plus compliqué à afficher qu’une animation Flash.

Quel est le bénéfice des contenus 3D temps réel ?

L’immersivité :

Représentation de produits, mise en scène du design, environnements virtuels, mises en situation, la 3D temps réel permet de donner vie d’une nouvelle manière aux univers de marque.

L’interactivité :

Il est bien sûr possible de naviguer dans les 3 dimensions des univers créés, mais on peut également programmer des actions (produits cliquables), des animations de caméra, si bien que l’expérience de l’internaute peut être très poussée.
Gillette a par exemple créé un jeu vidéo de Nascar pour le lancement de son nouveau rasoir Fusion.

Le réalisme :

Il est maintenant possible de gérer graphiquement la profondeur de champs, la réflexion lumineuse d’un objet (par exemple, une tasse de couleur verte qui reçoit de la lumière éclairera d’une teinte verte les objets qui l’entourent), si bien que la représentation d’univers et de produits est de plus en plus proche d’un rendu photo réaliste.

La vidéo et la 3D sur le web permettent aujourd’hui de proposer des expériences plus complètes aux internautes. La vidéo est devenu un type de contenu majeur sur le web. La 3D est moins représentée, mais son usage augmente, sous l’influence des jeux vidéo, dont sont baignées les 15-25 ans, et des sites comme Second Life. Les marques doivent bien sûr se saisir de ces nouvelles possibilités d’expression, gages d’une plus grande complicité avec leurs cibles et clients.

Exemples de sites rich media créés par Modedemploi et It's a Good Day :

Le Musée du Sandwich (Bongrain)
http://www.cuisinesandwich.com/

Philips : Site événementiel amBX
http://www.ambx.fr
Une opération ludique et virale construite autour d’une vidéo interactive présentant l’amBX. Un site utilisant vidéo et 3D temps réel dans une même interface.


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