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Le keynote de Loïc Le Meur au club CB Web : résumé

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Geneviève Petit et CB News ont organisé ce matin, avec le concours de TF1, une présentation par Loïc Le Meur de la “keynote” qu’il avait dévoilé à l’Ad:Tech de San Francisco. Pour l’occasion, Loïc l’a mise à jour avec de nouvelles infos. 200 personnes, agences et annonceurs, étaient présents.

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Extraits :

Le mobile va-t-il détrôner l’ordinateur ?

La multiplication des plateformes mobiles (iPhone, iPad, Androïd, Blackberry, Nokia) est un cauchemar mais c’est inévitable.
Les japonais ne s’intéressent qu’au mobile. Ils utilisent leur mobile devant leur ordi pour twitter, plutôt que d’utiliser l’ordi. Le mobile est l’interface qui prend le pas là-bas.

Loïc : “je veux que 2/3 de mon entreprise soit consacré au mobile”.

Steve Jobs : “les PC vont devenir des camions”. WTF ?

Quelle est la nouvelle frontière pour le web ?


Google TV, Apple TV : la TV est la prochaine plateforme.

Quels nouveaux modèles publicitaires liés aux réseaux sociaux ?


Évolution historique de la pub sur le web : de l’affichage au clic à l’engagement.

Dick Costolo, COO de Twitter :

« Les tweets promus qui ne résonnent pas seront supprimés de Twitter »
La résonnance sur Twitter est lié au partage (retweet) et aux interactions (réponses) par rapport aux tweets de la marque.

Quels KPI sur les réseaux sociaux : nombre de followers, nombre de fans ?

Loic : « ne soyez pas obsédés par le nombre de fans et de followers. C’est souvent du Pipo. » Des sociétés comme Usocial vendent des fans par paquets. Ce sont en réalité des robots qui autofollow. Il vaut mieux 1000 « vrais fans » que des milliers de « faux fans ».

Mais qu’est-ce qu’un « vrai fan » : on rejoint la notion d’engagement. Un fan engagé, qui interagit en viralisant les publications de la marques ou en répondant à ses posts.

Quelles marques utilisent vraiment twitter pour faire du business ?

Des PME qui proposent des plats à emporter dans la rue, et qui twittent leur emplacement. Il y aurait parfois 300 personnes qui font la queue pour @cremebruleecart.

BBQ Coréen : http://twitter.com/kogibbq

Crème brûlée : http://twitter.com/cremebruleecart

Community manager : une fonction déjà dépassée ?

Nouveau métier aux US : les community évangélistes. On ne manage pas forcément une communauté, elle s’autogère.

Les marques qui réussissent répondent 24h/24 sur Twitter. C’est le cas de Seesmic : 3 personnes sont à temps plein pour répondre sur twitter. Une aux US, 2 en Europe, une 4e bientôt à Singapour.

Comment optimiser son dialogue quand sa marque est citée une fois par minute sur Twitter ?

Uservoice : application de feedback gratuite. Exemple : Feedback.seesmic.com

Mettez vite les boutons share sur votre site, comme sur le blog Mashable.

Quels sont les nouveaux services web qui montent aux US ?

Meetup : cartes de vos fans
Formspring.me : répondez pendant une heure à toute les questions que vous posent les internautes. Un site pour créer une sorte de chat public entre vous et votre communauté, en quelques minutes.

Twitter et le e-commerce ?

Gros potentiel de twitter sur le e-commerce, car une grosse partie des achats en ligne sont liés au bouche à oreille. Cf bouquin du fondateur de Zappos.com, Tony Hsieh : Delivering Happiness.

Conclusion du keynote de Loïc

Communiquez autrement qu’avec des communiqués de presse.
Créer une communauté, ce n’est pas une campagne, ça prend des années.

Mettre en place son community management : internalisation vs externalisation

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community_management_smallL’essor du social media marketing et des métiers qui y sont liés, en particulier le community management, nécessite pour les annonceurs une réflexion sur leur organisation marketing. Je croise de plus en plus de responsables communication online ou de directeurs marketing qui s’interrogent sur l’intégration de community managers en interne, ou sur le recours à des ressources externes.
Suite à ma participation sur l’excellent groupe Linkedin sur le Community Management, animé par Luc Legay, voici une tentative pour fournir une réponse, qui réside dans un mix entre l’interne et l’externe. Je suis bien sûr preneur de vos remarques.

Externe 1er niveau :

  • La 1ère brique concerne la stratégie vis à vis des communautés.

C’est un travail conjoint avec les équipes de la com et du digital, mais l’expertise d’une agence peut apporter des idées et visions nouvelles, via les expériences et benchmarks réalisés sur d’autres secteurs.

  • La 2nde brique externe doit concerner l’e-veille et la surveillance de l’e-réputation.

Pour cela il existe plusieurs solutions sur le marché, pour pouvoir bâtir sa “tour de contrôle” et savoir ce qu’il se dit sur la/les marque(s) du groupe. Attention la répartition logiciel/services humains varie beaucoup d’une solution à l’autre. En fonction de vos disponibilités et de celles de votre équipe, vous pouvez opter soit pour une solution “tout logiciel”, soit pour une solution “logiciel + services d’analyses” (c’est plus ce que nous faisons chez nous).

  • 3è brique : la formation.

Il existe quelques organismes de formation, comme Comundi (Stratégies), Benchmark Group ou Media Institute, qui donnent des formations liées au CM. Ils peuvent aussi organiser des formations intra-entreprise. De mon côté, j’anime une formation intitulée “Créer et gérer ses communautés en ligne” avec Stratégies.

Interne :

Il est nécessaire d’avoir un “Social media manager” en interne, pour :

1. Coordonner les initiatives internes, qui peuvent apparaître à la communication, au marketing, aux RH.
2. Coordonner les gestions de crise avec la dir com, en collaboration éventuellement avec une agence. Attention à ne pas donner les manettes à un stagiaire non formé pour ce faire (cf le bad buzz Kit Kat / Nestlé parti de Facebook, du en partie à cela).
3. Etre l’interlocuteur d’une agence qui mènera des actions de CM et de social media marketing (suivi des actions, analyse des reportings et KPI).

Interne ou Externe :

Certaines actions peuvent être gérées aussi bien en interne qu’en externe, en fonction de l’organisation et des disponibilités :

  • Modération de modules participatifs
  • Animation d’un compte Twitter / Facebook

Si vous gérez en externe, je vous conseille la mise en place avec le Social media manager d’une charte d’intervention qui précise ce que peut faire et ce que ne peut pas faire l’agence, ainsi que les caractéristiques éditoriales des publications.

Externe 2nd niveau :

Concerne tout ce qui touche à des actions/campagnes de social media marketing.

  • Optimisation de l’éco-système d’information, valorisation des contenus sur les réseaux sociaux (passerelles entre le site corporate, le site e-commerce, les plateformes de partages d’informations : vidéos, photos, avis de consommateurs, réseaux sociaux).
  • Création de dispositifs dédiés aux réseaux sociaux : applications Facebook, dispositif utilisant Twitter (live tweeting, récupération de flux sur un thème donné), etc.
  • Gestion de dispositifs participatifs et/ou événementiels avec les internautes actifs (ceux que l’on appelle à tort ou à raison les influenceurs) : relations blogueurs, forumers, twitterers, administrateurs de portails thématiques.

Bref, le community management recouvre des aspects très différents, et le mix interne / externe me semble la bonne solution. Il faut ensuite faire dialoguer l’interne et l’externe pour trouver où placer le curseur en fonction des objectifs et ressources disponibles.

Cas pratique : la création et l’animation d’une communauté de blogueurs chez France 24, et le transfert de compétences qui en a découlé.

En 2007, France 24 nous a sélectionné pour une opération de création et de gestion de communauté de blogueurs autour des élections présidentielles françaises. Nous avons recruté une vingtaines de blogueurs dans le monde entier, créé un dispositif éditorial reposant sur le crowd sourcing, France 24 Observer, co-organisé avec France 24 une logique de synergies entre l’éditorial online et les contenus TV, les contributions de blogueurs servant de bases à des vacations TV. A la fin de l’opération, 2 blogueurs parmi les 20 participants ont été recrutés par la chaîne, qui aujourd’hui a internalisé la plus grande partie du community management, et gère le site Observers.france24.com, qui connaît un franc succès.

L’interview de Stanislas Leridon, aujourd’hui directeur multimédia de l’Audiovisuel Extérieur de France, met bien l’accent sur la mixité interne / externe de ce dispositif :

Pour poursuivre cette réflexion, je vous invite également à lire l’article très poussé de Cédric Deniaud.

L’approche marketing de Coca-Cola dans les média sociaux : les fans d’abord !

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Une présentation très intéressante de Michaël Donnelly, directeur marketing interactif monde, sur la stratégie média sociaux de Coca-Cola. Pour résumer, je le cite :

Our homepage isn’t just Coke, it’s Google.com, and hyves.nl and Twitter.com and Youtube.com and Facebook.com StudiVZ.net

So we are all about fishing where the Fish are…

Coke’s ‘fans first’ approach in social communities

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Comment utiliser internet et les média sociaux en communication politique ?

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Voici une présentation très intéressante, découverte via Alban Martin, sur l’évolution des stratégies internet en communication politique. Vous y trouverez notamment des exemples de campagnes aux Etats-Unis, et pas uniquement made by Obama, mais aussi par les Yes Men, ce groupe qui se fait passer pour des hommes politiques et donnent des conférences de presses plus vraies que nature pour détourner les médias.

Les auteurs, Laurence Allard et Olivier Blondeau, de Fondapol (la Fondation pour l’innovation politique), mettent en rapport le contexte historique et sociologique du net avec les usages des internautes et leurs applications en communication politique. Des notions intéressantes comme le “Culture Jamming” et la “Guérilla Sémiotique” y sont abordées. Le fil rouge :  au-delà du buzz, internet permet de mobiliser les communautés de supporters (”empowerment”) et de les rendre actives (”campaining”).

Loin du « buzz » : de l’Empowerment au Campaining

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Conclusion de cette présentation : les hommes et femmes politiques doivent accepter l’idée qu’internet est un espace d’expression ordinaire, mais également un espace d’expérimentation (un grand “bazar”).  Cela veut-il dire que les politiques et leurs partis doivent utiliser les mêmes stratégies et techniques que les marques ou que les internautes actifs et influents sur la toile ? La question reste en suspens. Vous n’avez en tous cas pas pu passer à côté du Lip Dub des jeunes de l’UMP, et là, la réponse devient presque évidente…

Google Social Search: Google à l’ère du 2.0

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Depuis quelques jours, Google intègre les réseaux sociaux à ses résultats de recherche. Tous les réseaux sociaux, sauf Facebook… Pour le moment, le service est toujours en béta, mais il permet déjà de rechercher des occurences de vos mots clés dans des pages Friendfeed, Twitter ou des blogs.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le blog de Google !