Voici une présentation très intéressante, découverte via Alban Martin, sur l’évolution des stratégies internet en communication politique. Vous y trouverez notamment des exemples de campagnes aux Etats-Unis, et pas uniquement made by Obama, mais aussi par les Yes Men, ce groupe qui se fait passer pour des hommes politiques et donnent des conférences de presses plus vraies que nature pour détourner les médias.
Les auteurs, Laurence Allard et Olivier Blondeau, de Fondapol (la Fondation pour l’innovation politique), mettent en rapport le contexte historique et sociologique du net avec les usages des internautes et leurs applications en communication politique. Des notions intéressantes comme le “Culture Jamming” et la “Guérilla Sémiotique” y sont abordées. Le fil rouge : au-delà du buzz, internet permet de mobiliser les communautés de supporters (”empowerment”) et de les rendre actives (”campaining”).
Loin du « buzz » : de l’Empowerment au Campaining
Conclusion de cette présentation : les hommes et femmes politiques doivent accepter l’idée qu’internet est un espace d’expression ordinaire, mais également un espace d’expérimentation (un grand “bazar”). Cela veut-il dire que les politiques et leurs partis doivent utiliser les mêmes stratégies et techniques que les marques ou que les internautes actifs et influents sur la toile ? La question reste en suspens. Vous n’avez en tous cas pas pu passer à côté du Lip Dub des jeunes de l’UMP, et là, la réponse devient presque évidente…