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Mettre en place son community management : internalisation vs externalisation

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community_management_smallL’essor du social media marketing et des métiers qui y sont liés, en particulier le community management, nécessite pour les annonceurs une réflexion sur leur organisation marketing. Je croise de plus en plus de responsables communication online ou de directeurs marketing qui s’interrogent sur l’intégration de community managers en interne, ou sur le recours à des ressources externes.
Suite à ma participation sur l’excellent groupe Linkedin sur le Community Management, animé par Luc Legay, voici une tentative pour fournir une réponse, qui réside dans un mix entre l’interne et l’externe. Je suis bien sûr preneur de vos remarques.

Externe 1er niveau :

  • La 1ère brique concerne la stratégie vis à vis des communautés.

C’est un travail conjoint avec les équipes de la com et du digital, mais l’expertise d’une agence peut apporter des idées et visions nouvelles, via les expériences et benchmarks réalisés sur d’autres secteurs.

  • La 2nde brique externe doit concerner l’e-veille et la surveillance de l’e-réputation.

Pour cela il existe plusieurs solutions sur le marché, pour pouvoir bâtir sa “tour de contrôle” et savoir ce qu’il se dit sur la/les marque(s) du groupe. Attention la répartition logiciel/services humain varie beaucoup d’une solution à l’autre. En fonction de vos disponibilités et de celles de votre équipe, vous pouvez opter soit pour une solution “tout logiciel”, soit pour une solution “logiciel + services d’analyses” (c’est plus ce que nous faisons chez nous).

  • 3è brique : la formation.

Il existe quelques organismes de formation, comme Comundi (Stratégies), Benchmark Group ou Media Institute, qui donnent de formations liées au CM. Ils peuvent aussi organiser des formations intra-entreprise. De mon côté, j’anime une formation intitulée “Créer et gérer ses communautés en ligne” avec Stratégies.

Interne :

Il est nécessaire d’avoir un “Social media manager” en interne, pour :

1. Coordonner les initiatives internes, qui peuvent apparaître à la communication, au marketing, aux RH.
2. Coordonner les gestions de crise avec la dir com, en collaboration éventuellement avec une agence. Attention à ne pas donner les manettes à un stagiaire non formé pour ce faire (cf le bad buzz Kit Kat / Nestlé parti de Facebook, du en partie à cela).
3. Etre l’interlocuteur d’une agence qui mènera des actions de CM et de social media marketing (suivi des actions, analyse des reportings et KPI).

Interne ou Externe :

Certains actions peuvent être gérées aussi bien en interne qu’en externe, en fonction de l’organisation et des disponibilités :

  • Modération de modules participatifs
  • Animation d’un compte Twitter / Facebook

Si vous gérez en externe, je vous conseille la mise en place avec le Social media manager d’une charte d’intervention qui précise ce que peut faire et ce que ne peut pas faire l’agence, ainsi que les caractéristiques éditoriales des publications.

Externe 2nd niveau :

Concerne tout ce qui touche à des actions/campagnes de social media marketing.

  • Optimisation de l’éco-système d’information, valorisation des contenus sur les réseaux sociaux (passerelles entre le site corporate, le site e-commerce, les plateformes de partages d’informations : vidéos, photos, avis de consommateurs, réseaux sociaux).
  • Création de dispositifs dédiés aux réseaux sociaux : applications Facebook, dispositif utilisant Twitter (live tweeting, récupération de flux sur un thème donné), etc.
  • Gestion de dispositifs participatifs et/ou événementiels avec les internautes actifs (ceux que l’on appelle à tort ou à raison les influenceurs) : relations blogueurs, forumers, twitterers, administrateurs de portails thématiques.

Bref, le community management recouvre des aspects très différents, et le mix interne / externe me semble la bonne solution. Il faut ensuite faire dialoguer l’interne et l’externe pour trouver où placer le curseur en fonction des objectifs et ressources disponibles.

Cas pratique : la création et l’animation d’une communauté de blogueurs chez France 24, et le transfert de compétences qui en a découlé.

En 2007, France 24 nous a sélectionné pour une opération de création et de gestion de communauté de blogueurs autour des élections présidentielles françaises. Nous avons recruté une vingtaines de blogueurs dans le monde entier, créé un dispositif éditorial reposant sur le crowd sourcing, France 24 Observer, co-organisé avec France 24 une logique de synergies entre l’éditorial online et les contenus TV, les contributions de blogueurs servant de bases à des vacations TV. A la fin de l’opération, 2 blogueurs parmi les 20 participants ont été recrutés par la chaîne, qui aujourd’hui a internalisé la plus grande partie du community management, et gère le site Observers.france24.com, qui connaît un franc succès.

L’interview de Stanislas Leridon, aujourd’hui directeur multimédia de l’Audiovisuel Extérieur de France, met bien l’accent sur la mixité interne / externe de ce dispositif :

Pour poursuivre cette réflexion, je vous invite également à lire l’article très poussé de Cédric Deniaud.

Ubervu : un site pour suivre et mesurer les conversations sur le web social

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ubervu_logoPetite analyse du site Ubervu, qui peut se révéler bien pratique pour les communiquants et marketeurs dans leur veille, leur analyse de campagnes, et la mesure du buzz et de l’e-réputation de leurs marques.

En résumé, le site permet de rentrer un mot clé ou une URL et de suivre les conversations qui y font référence sur le web social.

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Petit panorama des + et des - :

Les + :

  • Le plus gros plus est incontestablement l’affichage clair sur une seule page de l’ensemble des réactions en provenance de plateformes de blogs (Wordpress, Movable Types, Tybepad, Blogger), de médias sociaux (Friendfeed, Twitter), de sites de social bookmarking (Digg), de plateformes de partages de contenus (YouTube, Flick’r, Picassa). L’interface intègre dans chaque remontée de blogs les commentaires de ce dernier et les Twitts de l’URL du billet. Très pratique pour suivre tous les posts sur la blogosphère et en même temps toutes les conversations qui en découlent. Cela permet également de suivre très facilement les tweets et retweets d’URL.
  • Autre plus : la possibilté de s’abonner à des alertes, après s’être inscrit. Les alertes peuvent être paramétrées soit sur votre requête d’origine, soit sur l’une des réactions qui y sont liées. Dans ce cas vous recevrez des alertes sur les conversations qui découlent de cette réaction.
  • La représentation graphique ensuite, qui permet de voir les pics de réactions. Et pour que ce ne soit pas trop gadget, les articles les plus commentés remontent sur le graphisme et permettent de voir ce qui a causé ces pics.

Le - :

  • Il est difficile d’obtenir des résulats sur des expressions composées de plusieurs mots. A plus forte raison si ces mots sont très courants. Par exemple, je n’ai pas réussi à avoir de résultats satifaisants sur la requête “michaël jackson this is it”. Pourtant, c’est l’un des gros buzz du moment. 

Exemples d’utilisation :

Suivre le bad buzz sur Desirsdavenir.com, le site de Ségolène Royale : actuellement 2180 réactions.

Suivre les réactions des internautes suites au décès de Filip Nikolic, le leader des 2B3 : actuellement 1268 réactions.

Suivre les réactions sur ce billet, en particulier les retweets sur Twitter.