A trop vouloir buzzer, peut-on s’en brûler les doigts ? C’est ce qui risque d’arriver à la société qui voulait distribuer des billets de banque aux passants samedi 14 novembre aux alentours de la Tour Eiffel.
En annonçant le coup d’éclat bien à l’avance, il s’agissait de faire un maximum de buzz - et de polémique. Pari réussi. Mais les Robins des Bois du guerilla marketing n’ont pas seulement sous-estimé le “succès” de l’opération. Ils ont aussi organisé leur coup comme si les citoyens allaient venir chercher leur billets sagement et bien en rang. A moins qu’il n’aient jamais eu l’intention de passer à l’acte et de profiter du premier débordement pour se défiler. L’inauguration du buzz machiavélique ?
La facture présentée à Mailorama
Ce buzz-là aura sans doute un prix. Brice Hortefeux a confirmé lundi 16 novembre que son ministère avait déposé une plainte contre Mailorama, mis en cause pour les violents incidents provoqués par l’annulation de la distribution. Et la note risque d’être salée. “Il n’est pas question que ce soit le contribuable qui paye”, a lancé le ministre de l’Intérieur.
Aujourd’hui, distribuer de l’argent sur la voie publique pour faire de la publicité est seulement puni d’une contravention de 150 euros . Le Gouvernement veut en faire un délit puni jusqu’à trois mois de prison. L’avocat de Mailorama a au contraire accusé la Préfecture de police de n’avoir pas assez anticipé les risques en donnant,, dans un premier temps, son feu vert à l’opération. Il a seulement reconnu que l’idée était “provocatrice”.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Tous les moyens sont-ils bons pour mener une opération de buzz ?












