Social Sidekick de Condé Nast ou la curation crowdsourcée

Pour accroître l’engagement des internautes autour de ses magazines, le groupe d’édition de presse magazine américain Condé Nast a décidé de parier sur la masse de contenus de ses titres que les internautes partagent sur la toile via les réseaux sociaux. Avec Social Sidekick, le groupe propose un projet mi-média social, mi-outil de curation.

Lancée ce 31 août, l’outil agrège, parmi les contenus issus des titres du groupe, ceux qui sont le plus partagés sur la toile. Les contenus proviennent de W, Style.com, Glamour, Self, Teen Vogue ou encore de Lucky.

Concrètement, il s’agit d’une barre flottante s’affichant sur les contenus des site de ces magazines. En cliquant sur « What’s trending now » situé à la fin des pages article, l’internaute découvre quels sont les articles les plus partagés sur Facebook, Twitter et autre réseaux sociaux, parmi les titres du groupe. Bien entendu, sous ledit bouton, une bonne place est accordée à la publicité.

Le dispositif "Sidekick" imaginé par Condé Nast pour générer du trafic entre ses sites.

Sidekick apparait en bas de page, et est sponsorisé par une marque.

Le but est donc d’attirer les annonceurs, mais pas seulement : un tel outil peut être intéressant si l’on veut créer un « cercle vertueux » d’engagement autour de sa marque : Condé Nast espère ainsi encourager les lecteurs à lire du contenu des autres titres du groupe selon une mécanique simple : votre meilleur contenu est bon, donc il est partagé sur les réseaux. Puisqu’il est partagé, il est plus visible et améliore l’image de la marque.

En outre, s’il est relativement similaire à beaucoup d’autres agrégateurs, l’outil innove dans le domaine de la curation puisque ce ne sont ni les humains de chez Condé Nast qui agrègent le contenu, ni un robot. L’avenir de la curation est-il dans le crowdsourcing ?

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