J’avais déjà parlé, sur buzz.modedemploi, de Rétrosexuel, la websérie à laquelle It’s a Good Day avait apporté sa touche en créant le générique.
Le phénomène des webséries commence à prendre de l’ampleur.
Parmi les différents projets en cours, The Cell, une websérie de 20 épisodes de
2 minutes, produite par Endémol, et construite comme un mélange survitaminé
entre Cube, Prison Break et Saw. La série sera diffusée sur le réseau Blogbang.
Endémol produit également un deuxième projet : “section 8″.
Citons aussi Arte, qui, en association avec MySpace, a lancé Twenty show, une
série ciblée sur les ados. Deuxième projet pour Arte, qui me semble
particulièrement intéressant : Gaza/Sderot, la vie malgré tout. Le
concept : deux vidéos par jour, montrant le quotidien d’une famille
palestinienne et d’une famille israëlienne. Une “websérie réaliste”
en somme.
Que traduit cette tendance ?
- Le fait que le web prend de plus en plus de place dans nos “loisirs
vidéos”, sous l’impulsion des plateformes de partages vidéos comme YouTube
et Dailymotion, qui ont ouvert la voie, mais aussi grâce aux chaînes qui ont
développé leur offre de VOD (M6Replay par exemple).
- L’augmentation de la
qualité sur les plateformes de partages (la HD sur Dailymotion, Viméo qui s’est positionné
sur la haute qualité), va continuer à renforcer ces usages. - Conséquences de l’évolution des usages, le web devient donc un “puit
d’audience” qu’il est vital d’exploiter, aussi bien pour les producteurs
que pour les diffuseurs.
Et les marques dans tout ça ?
Les webséries vont renforcer une autre tendance du web : l’advertainment. Et cela d’autant plus qu’il est possible de développer des interactions très fortes
avec le spectateur (interaction sur le scénario par un système de vote, jeux
interactifs dérivés de l’univers de la série, contenus complémentaires lié au
scénario). Certaines marques ont été pionnières, il y a déjà plusieurs années,
comme Pirelli, qui avait développé une série de courts-métrages mettant
notamment en scène John Malkovitch.
Quelles sont les interactions possibles entre marques et webséries ? Les
modèles sont multiples : autoproduction par les marques, en collaboration avec
un studio ou une agence, sponsoring, placement de produits. Mais quelque soit
le modèle, un point est tout à fait clé : “content is king”. La
qualité doit donc être maximale, tant dans la scénarisation que dans
l’interprétation et la réalisation. Ce qui suppose des moyens de financement
suffisants.
Webséries en image :
Retrosexuel :
Twenty Show : Secret pour avoir le bac blanc! (Mia 11)










