Les jolis seins yeux de  Marion Cotillard

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Marion Cotillard a beau être oscarisée et égérie de Dior, elle n’a pas perdu son sens de l’humour !

Elle le prouve avec cette vidéo hilarante pour le site Funny or Die :

Forehead Tittaes w/ Marion Cotillard from Marion Cotillard

Teasing sexuel : ING l’a fait

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Depuis la semaine dernière, de mystérieuses affiches ont fait leur apparition dans le métro parisien et sur les abribus.

Elles mettent en scène des personnes visiblement ravies, qui annoncent toutes qu’aujourd’hui elles  « l’ont fait »  avec un sous-entendu sexuel assez clair :

ing-je-l-ai-fait-1

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Il s’agit en fait d’une campagne pour ING Direct dans laquelle ces personnes annoncent qu’aujourd’hui elle sont passées à la banque en ligne.
A postériori on reconnaît bien la couleur Orange associée à la marque.

Elle est également déclinée avec un spot TV :


ING Direct - Aujourd’hui je l’ai fait
envoyé par ingdirectfrance. - Futurs lauréats du Sundance.

La recette de ce teasing efficace ?

Un ton décalé associé à un dispositif d’affichage de grande envergure et un virage à 180° dans la façon de communiquer auprès de la cible.

Le buzz vidéo du moment, le nouveau clip d’Ok Go, This to shall pass

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N°1 sur Viral Vidéo Chart, et on comprend pourquoi avec ce clip qui fait penser au jeu vidéo  ”Incredible Machines” :

Encore une idée qui explique la tendance de la performance en buzz marketing (à l’instar du clip Football Hero de Kasabian ou de la campagne Toshiba avec l’envoi d’une chaise dans l’espace).

Ok Go n’en est pas à son premier buzz. J’avais décrit la stratégie web de ce groupe sur mon blog perso.  Hé oui, le clip avec les tapis roulants c’était en 2006. Time Flies !

Le crowdsourcing : décryptage d’une tendance, avec le nouveau projet de Thierry Mugler : Womanity

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L’une des tendances actuelle en communication digitale est l’utilisation de mécaniques participatives : l’internaute doit contribuer au récit de la marque en apportant quelque chose : une parole, une photo, une vidéo, une création.

La décision de Pepsi de se retirer du superbowl et d’investir 20 M$ dans un projet collaboratif de grande ampleur, Pepsi Refresh Project, a certainement servi d’electro choc pour les annonceurs désireux de se lancer mais trop frileux pour passer à l’acte. Après l’UGC (user generated content), voici la tendance du crowdsourcing. Si les 2 termes recouvrent des réalités proches, le crowdsourcing met plus l’accent sur l’aspect collectif d’une oeuvre générée par les internautes, que sur les participations individuelles.

Le nouveau projet de Thierry Mugler, Womanity, s’inscrit tout à fait dans cette logique : en effet, le site propose aux internautes de témoigner sur de qu’est pour eux Womanity, soit avec un mot,  un texte court, une photo, une vidéo.  Chaque contribution prise individuellement a peu d’intérêt. En revanche, l’interface du site les met en scène les unes à côté des autres dans un effet de mosaïque très ergonomique. En haut du site, un “sélecteur d’humeur” permet de filtrer les contributions. On a ainsi la sensation de glaner les impressions d’un ensemble de personnes, pour en retenir notre perception de cette oeuvre collective, qui peut à son tour nous inspirer une contribution.  L’approche est séduisante, mais je trouve fort dommage que les humeurs n’aient pas plus de sens : elle ne sont représentées que par des couleurs. Conséquence : l’expérience devient trop lisse et abstraite. On est exposé à un patchwork de contenu dont le seul liant est l’idée de féminité. L’expérience aurait été plus concrète et intéressante en liant les contenus avec des mots clés, des “tags” d’humeurs féminines.

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Le fait qu’un acteur de la parfumerie saute le pas est déjà révélateur, même si cette marque n’en est pas à sa première innovation sur le web (souvenez-vous le site où l’on naviguait en soufflant sur son micro).

Le côté participatif de la mécanique n’est pas nouveau. Nous l’avons nous-même utilisé à de multiples reprises, pour Peugeot, en 2003, avec la campagne Comics Cars, qui proposait aux internautes de choisir la bande-dessinée dans laquelle il souhaitaient mettre en scène les concepts cars Peugeot. Pour Bongrain en 2007 et 2008 : les internautes pouvaient créer leur sandwich et participer à un concours sur Cuisinesandwich.com. Plus récemment, Pour Dim, avec la possibilité de customiser une Smart avec des motifs Dim pour la gagner, ou pour Tendance Santé, avec l’opération Paroles de Pitchounes.

L’évolution intéressante se situe dans la relation entre la participation individuelle et l’oeuvre collective, et la possibilité de partager l’un comme l’autre sur les réseaux sociaux. Par ce partage, on exprime à la fois son individualité, et l’appartenance à une communauté.

La campagne anti-tabac de DNF : un buzz bien orchestré

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La nouvelle campagne de l’association DNF (Droits des Non-Fumeurs) contre le tabagisme des jeunes  a fait couler beaucoup d’encre depuis son lancement la semaine dernière.
En effet, face à la hausse du tabagisme chez les jeunes, DNF accompagné par l’agence BDDP & Fils, a opté pour une campagne choc pour toucher la cible des 12-25 ans, généralement insensibles aux arguments santé.

Un spot TV efficace

Elle est composée d’un spot TV/Cinéma réalisé par Yvan Attal et de visuels prints destinés à être distribués sous forme de cartes postales dans les lieux de sortie des jeunes, dont le message est «  Fumer, c’est être l’esclave du tabac ».

Le spot met en scène une réunion d’industriels cherchant à se débarrasser de déchets toxiques. Ils finissent par trouver la solution : les faire avaler aux gens « à petite dose, un peu tous les jours » en commençant par les jeunes…

Si le spot a reçu des critiques positives, les visuels ont dû faire face à une véritable levée de boucliers.

Des visuels suscitant la polémique

Représentant des jeunes, cigarette aux lèvres, agenouillés face à un homme qui pose la main sur leur tête pour symboliser la soumission, l’amalgame avec la sexualité a été très mal reçu.

visuels-campagne-anti-tabac-dnf

Plusieurs associations se sont exprimées à ce sujet (Familles de France, les Chiennes de Garde, Enfance et Partage…) ainsi que  la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano qui a demandé l’arrêt de la campagne.

C’est désormais chose faite puisque l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) a jugé qu’elle était de nature « à choquer gravement une partie du public » puisque les visuels utilisés « suggèrent des scènes d’agression sexuelle ».
Elle a par conséquent demandé de faire « cesser immédiatement toute diffusion de cette campagne et de renoncer à toute nouvelle diffusion utilisant ces visuels ».

DNF a répondu à cette demande via l’éditorial de son site :

«Pour ne plus alimenter cette polémique, et parce que la campagne n’a plus besoin d’être exposée davantage, Droits des Non-Fumeurs et son agence confirment que la diffusion des visuels de la campagne sera limitée aux actions très ponctuelles déjà réalisées ou lancées. [...]

Que ceux qui se sont émus d’images jugées choquantes continuent de s’émouvoir sur la réalité du fléau que représente l’addiction précoce au tabac de leurs enfants et petits-enfants. »

Un buzz international

Invité de l’émission Buzz Media sur lefigaro.fr, Marco de la Fuente, vice-président Stratégies et Développement de l’agence BDDP & Fils est revenu sur le buzz que suscite la campagne.

Bien que non destinés à être diffusés dans les médias, il avoue que les visuels ont clairement été créés pour susciter des réactions de la part du grand public et des médias, avec l’objectif de remettre le tabagisme des jeunes sur le devant de la scène.

Le but est atteint : en étant relayée et analysée par les blogs, les médias et les personnalités politiques, cette campagne a finalement bénéficié d’un buzz de grande envergure. Elle a même traversé nos frontières en faisant parler d’elle dans des médias aux USA, en Amérique du Sud et en Chine.
Pour obtenir une telle couverture sans buzz, l’agence a estimé qu’elle aurait dû dépenser 15 millions d’Euros d’achat  d’espace publicitaire (pour la France uniquement).

Alors que les campagnes de prévention ont souvent tendance à être relayées puis oubliées, celle-ci restera dans les esprits pendant un long moment.