Breaking news ce soir vers 21h30 sur la planète web : le site Megaupload a été fermé par la justice américaine, et le fondateur du site, Kim Schmitz, et 3 de ses associés ont été arrêtés par le FBI en Nouvelle-Zélande. L’action fait suite aux plaintes de nombreux ayant droits de l’industrie de la musique et du film, agissant de concert en arguant que le site représente un manque à gagner de 500 millions de dollars.
Deux heures après l’annonce, le sujet buzz sur les réseaux sociaux, avec une vingtaine de tweets par minute. 4 termes liés au sujet sont dans les trending topics de Twitter : #megaupload, #FBI, Universal Music et #anonymous.
Ces deux derniers font suite à la réplique du collectif de hackers Anonymous, qui s’était illustré 2010 avec l’opération Payback, ciblant au nom de la liberté sur internet les ennemis du piratage, notamment Sony. 15 minutes après l’annonce de la fermeture du site Megaupload, Anonymous faisait tomber le site du Department of Justice : Justice.gov, Universalmusic.com, ainsi que RIAA.org (recording industry association of America). Ce ne sont certainement pas les derniers à subir des DDoS (distributed denial of service attack) par Anonymous.
Cette décision de justice semble donc sonner comme une déclaration de guerre de l’administration américaine contre les sites utilisés par les internautes pour pirater les contenus d’auteurs. Une cyberguerre qui pourrait avoir des conséquences économiques réelles et peut-être plus graves que le piratage si des réseaux de communautés comme Anonymous poursuivent leur action.
Selon le fameux clip vidéo « Megaupload mega song » ci-dessous, Megaupload représenterait 4% de l’internet (un chiffre qui ne veut pas dire grand chose). En s’attaquant au leader du marché, la justice envoie un message clair et ferme : fini le piratage de contenus, qui laisse présager que d’autres sites similaires subiront le même sort. Il y a donc fort à parier qu’Anonymous est en train de s’organiser pour lancer de nouvelles actions en réplique à d’éventuelle nouvelles fermetures de sites par la justice américaine.
Et vous pensez-vous que cette décision est justifiée ?
R.I.P Megaupload.





