Voici une présentation très intéressante, découverte via Alban Martin, sur l’évolution des stratégies internet en communication politique. Vous y trouverez notamment des exemples de campagnes aux Etats-Unis, et pas uniquement made by Obama, mais aussi par les Yes Men, ce groupe qui se fait passer pour des hommes politiques et donnent des conférences de presses plus vraies que nature pour détourner les médias.
Les auteurs, Laurence Allard et Olivier Blondeau, de Fondapol (la Fondation pour l’innovation politique), mettent en rapport le contexte historique et sociologique du net avec les usages des internautes et leurs applications en communication politique. Des notions intéressantes comme le “Culture Jamming” et la “Guérilla Sémiotique” y sont abordées. Le fil rouge : au-delà du buzz, internet permet de mobiliser les communautés de supporters (”empowerment”) et de les rendre actives (”campaining”).
Loin du « buzz » : de l’Empowerment au Campaining
Conclusion de cette présentation : les hommes et femmes politiques doivent accepter l’idée qu’internet est un espace d’expression ordinaire, mais également un espace d’expérimentation (un grand “bazar”). Cela veut-il dire que les politiques et leurs partis doivent utiliser les mêmes stratégies et techniques que les marques ou que les internautes actifs et influents sur la toile ? La question reste en suspens. Vous n’avez en tous cas pas pu passer à côté du Lip Dub des jeunes de l’UMP, et là, la réponse devient presque évidente…









le 15 décembre 2009 à 22 h 41 min
Bien vu pour les Yes Men, je n’avais pas fait attention:)
le 17 décembre 2009 à 0 h 19 min
exactement. c’est interessant je me suis fait la meme reflexion en travaillant sur les produits pharmaceutiques et en découvrant que les médecins étaient aussi des consommateurs et très sensible au marketing même pour des produits sur prescription…
le 21 décembre 2009 à 12 h 09 min
Ne pas mélanger ce que les Jeunes UMP font et ce que les politiciens font, ce qui sont deux choses différentes. Il est vrai que le lipdub créé une confusion mais; malgré le résultat, doit être remplacé dans le cadre dans lequel il a été fait. Après on peut bien entendu critiquer la forme, le fond et la communication autour, toutefois, avoir le discours Politique + Internet font deux me semble un peu simpliste. Je pense que les choses bougent et dans le bon sens : il suffit de voir les opérations participatives mises en place par les candidats au régionales ou par certaines ministères (Ensemble Simplifions du Ministère des Finances, Débats sur l’Identité Nationale du Ministère de l’Immigration). Appeler à la participation des internautes, et surtout montrer comment cette participation sera prise en compte est l’un des enjeux actuels de la démocratie participative