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Le crowdsourcing : décryptage d’une tendance, avec le nouveau projet de Thierry Mugler : Womanity

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L’une des tendances actuelle en communication digitale est l’utilisation de mécaniques participatives : l’internaute doit contribuer au récit de la marque en apportant quelque chose : une parole, une photo, une vidéo, une création.

La décision de Pepsi de se retirer du superbowl et d’investir 20 M$ dans un projet collaboratif de grande ampleur, Pepsi Refresh Project, a certainement servi d’electro choc pour les annonceurs désireux de se lancer mais trop frileux pour passer à l’acte. Après l’UGC (user generated content), voici la tendance du crowdsourcing. Si les 2 termes recouvrent des réalités proches, le crowdsourcing met plus l’accent sur l’aspect collectif d’une oeuvre générée par les internautes, que sur les participations individuelles.

Le nouveau projet de Thierry Mugler, Womanity, s’inscrit tout à fait dans cette logique : en effet, le site propose aux internautes de témoigner sur de qu’est pour eux Womanity, soit avec un mot,  un texte court, une photo, une vidéo.  Chaque contribution prise individuellement a peu d’intérêt. En revanche, l’interface du site les met en scène les unes à côté des autres dans un effet de mosaïque très ergonomique. En haut du site, un “sélecteur d’humeur” permet de filtrer les contributions. On a ainsi la sensation de glaner les impressions d’un ensemble de personnes, pour en retenir notre perception de cette oeuvre collective, qui peut à son tour nous inspirer une contribution.  L’approche est séduisante, mais je trouve fort dommage que les humeurs n’aient pas plus de sens : elle ne sont représentées que par des couleurs. Conséquence : l’expérience devient trop lisse et abstraite. On est exposé à un patchwork de contenu dont le seul liant est l’idée de féminité. L’expérience aurait été plus concrète et intéressante en liant les contenus avec des mots clés, des “tags” d’humeurs féminines.

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Le fait qu’un acteur de la parfumerie saute le pas est déjà révélateur, même si cette marque n’en est pas à sa première innovation sur le web (souvenez-vous le site où l’on naviguait en soufflant sur son micro).

Le côté participatif de la mécanique n’est pas nouveau. Nous l’avons nous-même utilisé à de multiples reprises, pour Peugeot, en 2003, avec la campagne Comics Cars, qui proposait aux internautes de choisir la bande-dessinée dans laquelle il souhaitaient mettre en scène les concepts cars Peugeot. Pour Bongrain en 2007 et 2008 : les internautes pouvaient créer leur sandwich et participer à un concours sur Cuisinesandwich.com. Plus récemment, Pour Dim, avec la possibilité de customiser une Smart avec des motifs Dim pour la gagner, ou pour Tendance Santé, avec l’opération Paroles de Pitchounes.

L’évolution intéressante se situe dans la relation entre la participation individuelle et l’oeuvre collective, et la possibilité de partager l’un comme l’autre sur les réseaux sociaux. Par ce partage, on exprime à la fois son individualité, et l’appartenance à une communauté.

Foursquare, simple geogame ou véritable atteinte à la vie privée ?

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foursquare_logo_girlFoursquare est le site web 2.0 qui déchaine les passions ces temps-ci, et plusieurs événements ont servi de catalyseur. Qu’en est-il réellement ? Va-t-on vers un rapprochement des gens suivant leurs localisation géographique, ou bien tendons-nous vers une suppression de toute vie privée en ligne ?

On peut apparenter Foursquare à un jeu de géocaching, sauf qu’au lieu de trouver le “butin”, il faut ici obtenir des badges et s’approprier des lieux à force de visites répétées. On devient alors le Mayor (maire) de cet endroit.

Prenons un exemple… J’ai un déjeuner. A mon arrivée, j’utilise mon téléphone pour enregistrer ma présence (check-in) : l’application détecte ma position et me propose les lieux les plus proches. Si le restaurant dans lequel je suis n’existe pas, je peux le créer et cet endroit sera alors accessible aux prochains visiteurs. Et si une fois le déjeuner terminé je souhaite partager mon impression, je peux faire une recommandation pour indiquer à la communauté  que l’entrecôte était très bonne.
Pour chaque action effectuée (check-in, recommandation) des points sont attribués et je peux comparer mon score à celui de mes amis.

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La dimension sociale de ce service est aussi dans sa façon de générer des bons plans et des rencontres. Lors d’un enregistrement à un endroit, vous pouvez-voir les autres membres de la communauté qui sont sur place, et aux Etats-Unis ont voit de plus en plus d’établissements proposant des “Mayor Bonuses”, c’est-à-dire des promotions sur les consommations pour le maire virtuel de l’établissement. A quand en France ?

Si on parle beaucoup de Foursquare, c’est pour plusieurs raisons.
D’abord parce que ce service multiplie les partenariats avec des événements et marques (Intel CES 2010, la Fashion Week, le film Valentine’s Day, les chaînes de TV Bravo et HBO…) en proposant des badges spécifiques à débloquer, et il en va de même pour les compagnies de transport public : l’utilisation des métros de Vancouver (Translink) et de San Francisco (BART) récompensent la fidélité de leurs utilisateurs avec des badges tout en leur permettant de rencontrer d’autres utilisateurs empruntant les mêmes lignes !

badges

Ensuite parce qu’il y a une similarité frappante avec Google Buzz, l’aboutissement de Google Latitude, un service de géolocalisation de ses contacts, sorti en 2009. Ce qui est normal considéré que Latitude est issu du rachat de Dodgeball par Google en 2005 : l’ancêtre de Foursquare !

Enfin, de récentes polémiques sur la vie privée ont inspiré la sortie du site Please Rob Me, qui utilise les traces laissées par Foursquare sur les réseaux sociaux pour permettre aux voleurs en herbe de vérifier la présence des personnes à leur domicile. Des critiques auxquelles la team Foursquare a répondu sur son blog.

De nombreux apprentis Nostradamus ont annoncé que 2010 serait l’année de la géolocalisation et du partage de trajet/position, et il est certain que ce mouvement est en bonne marche. Twitter qui autorise l’intégration de méta-données GPS dans les tweets, Foursquare, Gowalla et consors qui évoluent plus que bien, Google qui lance Buzz en insistant sur l’aspect géolocalisé…
Nous allons continuer de voir des services exploitant nos informations géographiques, peut-être pour le côté amusant de voir ce que font/pensent nos “voisins”, surtout pour affiner les statistiques et les ciblages marketing.

Choisir d’en faire un simple terrain de jeu où l’on s’amuse et découvre, ou d’y laisser les dernières plumes de notre vie privée, la balle est entre nos mains.

Visualiser les jeux olympiques sur Twitter

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Voici une initiative originale sur le site de la chaîne américaine NBC dédié aux Jeux Olympiques: l’Olympic Twitter Tracker qui permet de suivre les tweets au sujet des Jeux Olympiques en ce moment à Vancouver.

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L’Olympic tracker propose une vision d’ensemble des disciplines ou bien une vision par discipline. Lorsque l’on clique sur l’une d’entre elles, on peut suivre les tweets qui lui sont rattachés.
Il est également possible de remonter dans le temps pour voir l’évolution des tweets.

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Voici une démonstration vidéo de l’outil :

Sans être tout à fait similaire, ce projet n’est pas sans rappeler le Zeitgeist  du Guardian. Ces outils s’inscrivent tout à fait dans la tendance actuelle à la visualisation de données.

Via Wow Effect

Kate Moss pour Longchamp : un twiller créé par les fans

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Pour le lancement de la collection imaginée par Kate Moss pour Longchamp, la marque a lancé le mini-site événementiel « Tell me about her ».

Longchamp s’est appuyé sur la mécanique du « Twiller », contraction de « thriller » et de « twitter », néologisme inventé en 2008 par Matt Richtel, journaliste pour le New York Times.
Il s’agit d’écrire une histoire en utilisant le principe des statuts Twitter limité par un nombre maximum de caractères.

Mis en ligne 3 semaines avant le lancement de la collection Kate Moss, « Tell me about her » invitait les internautes à poster un message sur ce que serait leur vie avec un sac de la collection Kate Moss, le tout en moins de 70 caractères.

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En postant ces messages, les internautes concouraient pour gagner un sac de la nouvelle collection si leur message était plébiscité. C’était également l’occasion pour eux de prendre part au « twiller » de Kate Moss, une « œuvre digitale » selon la marque.

Le public pouvait voter pour chaque message ainsi que les partager sur Facebook et Twitter.
Chaque semaine, un jury élisait le meilleur message de la semaine dont l’auteur se voyait offrir un sac de la collection ainsi que la playlist créée par Kate Moss.
Le message qui a reçu le plus de votes des internautes à la fin de l’opération (3 février) a également reçu un sac.

Voici les messages élus par le jury :

  • Semaine 1 : « A cup of tea with a piece of Kate »
  • Semaine 2 : « Kate m’a pris la main dans le sac »
  • Semaine 3 : « Girls just wanna have Kate »

Finalement, les messages compilés ont donné naissance à 3 twillers vidéos sous forme d’animations de typographies synchronisées avec une voix off chantée.

On pourrait reprocher à cette campagne de ne pas avoir eu lieu sur Twitter lorsque l’on sait que le concept en découle directement.

Un hashtag spécifique aurait pu être mis en place pour que les tweets des participants soient répertoriés et repris ensuite sur le site où les internautes auraient pu voter.

Le concept reste néanmoins intéressant : Longchamp a capitalisé sur le succès de Twitter et sur l’icône Kate Moss et a “gagné” une campagne directement créée par ses fans.
Ces derniers sont d’autre part “récompensés” grâce aux vidéos twiller mises en avant à la fois sur Tell me about her et sur le site de la marque.

L’approche marketing de Coca-Cola dans les média sociaux : les fans d’abord !

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Une présentation très intéressante de Michaël Donnelly, directeur marketing interactif monde, sur la stratégie média sociaux de Coca-Cola. Pour résumer, je le cite :

Our homepage isn’t just Coke, it’s Google.com, and hyves.nl and Twitter.com and Youtube.com and Facebook.com StudiVZ.net

So we are all about fishing where the Fish are…

Coke’s ‘fans first’ approach in social communities

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