Cartographie : 2012, année open-source

2010 était l’année de la prise de conscience de la surabondance de contenus sur la Toile. En 2011, on est passé du diagnostic aux remèdes. Une médecine qui permet de mieux digérer cette infobésité malgré des mots parfois compliqués – curation, visualisation de données (ou datavisualisation ou dataviz) – auquels vient s’ajouter la cartographie, qui s’est affirmée comme un type de contenu autonome et de plus en plus prisé.

Multiplicité des outils au service de l’expérience utilisateur

Qu’il s’agisse de visualiser des informations ou de les produire, les outils cartographiques sur le web permettent de canaliser et d’explorer facilement des flux d’informations sans cesse grandissants. Il est devenu de plus en plus facile de « dénoncer, raconter ou protester » avec des cartes et les technologies qui permettent de produire ces contenus se multiplient, à l’image de MapStories, une API créée par l’ESRI, une société américaine éditrice de logiciels de systèmes d’information géographique :

Ces cartes, souvent épurées, mettent l’accent sur la lisibilité et l’interactivité grâce à de multiples vecteurs et choix d’indicateurs :

"The World of Seven Billion" du National Geographic a "célébré" le passage des sept milliards d’êtres humains sur Terre.

Il est même désormais possible de proposer des visualisations de données géographiques en trois dimensions, comme avec DataAppeal :

Une visualisation des checkins chez Starbucks à Manhattan à l'aide de DataAppeal

Quand les cartes font de l’art abstrait

Au-delà de l’aspect purement géographique, de plus en plus d’entreprises et d’institutions utilisent des outils qui permettent de cartographier l’information d’une façon abstraite. Elles permettent de visualiser les liens entre différents sites, de cartographier des « blogosphères », de mettre en lumière les connexions entre les Hommes et les idées. L’outil cartographique peut même servir à visualiser les tendances de Twitter ou les actualités, comme ici avec Hubii :

L’open-source, avenir de la cartographie

Si Google propose Styled Maps Wizard de Google, sa propre API basée sur Google Maps, 2011 a vu l’émergence puis l’affirmation du « crowdmapping » et de toute une série d’outils open-source toujours plus performants.


Le « crowdmapping » selon Patrick Meier, co-fondateur du réseau international de la cartographie des crises

Aujourd’hui, les initiatives open-source se développent au point de concurrencer sérieusement Google Maps. Openstreetmap, un site de type wiki qui compile cartes et données avec la possibilité pour tout utilisateur d’ajouter des informations, ambitionne de devenir le « Wikipedia des cartes« . Il est aidé en cela par des concurrents de Google Maps tels que CartoSet, Dotspotting ou encore MapQuest qui s’appuient sur OpenStreetMap pour proposer aujourd’hui des couches cartographiques gratuites. Autant d’outils que les développeurs mais aussi tout utilisateur intéressé par la cartographie pourra s’approprier en 2012.

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