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La campagne anti-tabac de DNF : un buzz bien orchestré

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La nouvelle campagne de l’association DNF (Droits des Non-Fumeurs) contre le tabagisme des jeunes  a fait couler beaucoup d’encre depuis son lancement la semaine dernière.
En effet, face à la hausse du tabagisme chez les jeunes, DNF accompagné par l’agence BDDP & Fils, a opté pour une campagne choc pour toucher la cible des 12-25 ans, généralement insensibles aux arguments santé.

Un spot TV efficace

Elle est composée d’un spot TV/Cinéma réalisé par Yvan Attal et de visuels prints destinés à être distribués sous forme de cartes postales dans les lieux de sortie des jeunes, dont le message est «  Fumer, c’est être l’esclave du tabac ».

Le spot met en scène une réunion d’industriels cherchant à se débarrasser de déchets toxiques. Ils finissent par trouver la solution : les faire avaler aux gens « à petite dose, un peu tous les jours » en commençant par les jeunes…

Si le spot a reçu des critiques positives, les visuels ont dû faire face à une véritable levée de boucliers.

Des visuels suscitant la polémique

Représentant des jeunes, cigarette aux lèvres, agenouillés face à un homme qui pose la main sur leur tête pour symboliser la soumission, l’amalgame avec la sexualité a été très mal reçu.

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Plusieurs associations se sont exprimées à ce sujet (Familles de France, les Chiennes de Garde, Enfance et Partage…) ainsi que  la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano qui a demandé l’arrêt de la campagne.

C’est désormais chose faite puisque l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) a jugé qu’elle était de nature « à choquer gravement une partie du public » puisque les visuels utilisés « suggèrent des scènes d’agression sexuelle ».
Elle a par conséquent demandé de faire « cesser immédiatement toute diffusion de cette campagne et de renoncer à toute nouvelle diffusion utilisant ces visuels ».

DNF a répondu à cette demande via l’éditorial de son site :

«Pour ne plus alimenter cette polémique, et parce que la campagne n’a plus besoin d’être exposée davantage, Droits des Non-Fumeurs et son agence confirment que la diffusion des visuels de la campagne sera limitée aux actions très ponctuelles déjà réalisées ou lancées. [...]

Que ceux qui se sont émus d’images jugées choquantes continuent de s’émouvoir sur la réalité du fléau que représente l’addiction précoce au tabac de leurs enfants et petits-enfants. »

Un buzz international

Invité de l’émission Buzz Media sur lefigaro.fr, Marco de la Fuente, vice-président Stratégies et Développement de l’agence BDDP & Fils est revenu sur le buzz que suscite la campagne.

Bien que non destinés à être diffusés dans les médias, il avoue que les visuels ont clairement été créés pour susciter des réactions de la part du grand public et des médias, avec l’objectif de remettre le tabagisme des jeunes sur le devant de la scène.

Le but est atteint : en étant relayée et analysée par les blogs, les médias et les personnalités politiques, cette campagne a finalement bénéficié d’un buzz de grande envergure. Elle a même traversé nos frontières en faisant parler d’elle dans des médias aux USA, en Amérique du Sud et en Chine.
Pour obtenir une telle couverture sans buzz, l’agence a estimé qu’elle aurait dû dépenser 15 millions d’Euros d’achat  d’espace publicitaire (pour la France uniquement).

Alors que les campagnes de prévention ont souvent tendance à être relayées puis oubliées, celle-ci restera dans les esprits pendant un long moment.

Foursquare, simple geogame ou véritable atteinte à la vie privée ?

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foursquare_logo_girlFoursquare est le site web 2.0 qui déchaine les passions ces temps-ci, et plusieurs événements ont servi de catalyseur. Qu’en est-il réellement ? Va-t-on vers un rapprochement des gens suivant leurs localisation géographique, ou bien tendons-nous vers une suppression de toute vie privée en ligne ?

On peut apparenter Foursquare à un jeu de géocaching, sauf qu’au lieu de trouver le “butin”, il faut ici obtenir des badges et s’approprier des lieux à force de visites répétées. On devient alors le Mayor (maire) de cet endroit.

Prenons un exemple… J’ai un déjeuner. A mon arrivée, j’utilise mon téléphone pour enregistrer ma présence (check-in) : l’application détecte ma position et me propose les lieux les plus proches. Si le restaurant dans lequel je suis n’existe pas, je peux le créer et cet endroit sera alors accessible aux prochains visiteurs. Et si une fois le déjeuner terminé je souhaite partager mon impression, je peux faire une recommandation pour indiquer à la communauté  que l’entrecôte était très bonne.
Pour chaque action effectuée (check-in, recommandation) des points sont attribués et je peux comparer mon score à celui de mes amis.

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La dimension sociale de ce service est aussi dans sa façon de générer des bons plans et des rencontres. Lors d’un enregistrement à un endroit, vous pouvez-voir les autres membres de la communauté qui sont sur place, et aux Etats-Unis ont voit de plus en plus d’établissements proposant des “Mayor Bonuses”, c’est-à-dire des promotions sur les consommations pour le maire virtuel de l’établissement. A quand en France ?

Si on parle beaucoup de Foursquare, c’est pour plusieurs raisons.
D’abord parce que ce service multiplie les partenariats avec des événements et marques (Intel CES 2010, la Fashion Week, le film Valentine’s Day, les chaînes de TV Bravo et HBO…) en proposant des badges spécifiques à débloquer, et il en va de même pour les compagnies de transport public : l’utilisation des métros de Vancouver (Translink) et de San Francisco (BART) récompensent la fidélité de leurs utilisateurs avec des badges tout en leur permettant de rencontrer d’autres utilisateurs empruntant les mêmes lignes !

badges

Ensuite parce qu’il y a une similarité frappante avec Google Buzz, l’aboutissement de Google Latitude, un service de géolocalisation de ses contacts, sorti en 2009. Ce qui est normal considéré que Latitude est issu du rachat de Dodgeball par Google en 2005 : l’ancêtre de Foursquare !

Enfin, de récentes polémiques sur la vie privée ont inspiré la sortie du site Please Rob Me, qui utilise les traces laissées par Foursquare sur les réseaux sociaux pour permettre aux voleurs en herbe de vérifier la présence des personnes à leur domicile. Des critiques auxquelles la team Foursquare a répondu sur son blog.

De nombreux apprentis Nostradamus ont annoncé que 2010 serait l’année de la géolocalisation et du partage de trajet/position, et il est certain que ce mouvement est en bonne marche. Twitter qui autorise l’intégration de méta-données GPS dans les tweets, Foursquare, Gowalla et consors qui évoluent plus que bien, Google qui lance Buzz en insistant sur l’aspect géolocalisé…
Nous allons continuer de voir des services exploitant nos informations géographiques, peut-être pour le côté amusant de voir ce que font/pensent nos “voisins”, surtout pour affiner les statistiques et les ciblages marketing.

Choisir d’en faire un simple terrain de jeu où l’on s’amuse et découvre, ou d’y laisser les dernières plumes de notre vie privée, la balle est entre nos mains.

Opération caritative sur Youtube : vous faites quoi avec 5 centimes ?

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Pour promouvoir sa carte bancaire “Agir”, le Crédit coopératif associé à l’agence Lowe a mis en place un dispositif caritatif sur YouTube : à chaque fois que son spot est vu,  5 centimes sont reversés à des associations.

Cette mécanique vient soutenir le business model du Crédit Coopératif qui reverse des micro-dons à des associations lorsque ses clients effectuent des opérations bancaires.
A chaque fois qu’un client utilise sa carte Agir, la banque reverse un don à l’association qu’il a choisi. Mais il est également possible pour le détenteur de la carte de mettre en place un don automatique de sa part en complément.

Accompagnée d’un plan média sur Youtube, le but de cette opération est d’atteindre au moins 300 000 vues, soit 15 000  € de dons.
Comme nous avons pu le voir avec Paroles de Pitchounes, les opérations solidaires rencontrent généralement le succès attendu. Dans le contexte actuel où les banques ont plutôt tendance à être diabolisées, il y a fort à parier qu’une telle opération devrait beaucoup plaire.

Visualiser les jeux olympiques sur Twitter

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Voici une initiative originale sur le site de la chaîne américaine NBC dédié aux Jeux Olympiques: l’Olympic Twitter Tracker qui permet de suivre les tweets au sujet des Jeux Olympiques en ce moment à Vancouver.

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L’Olympic tracker propose une vision d’ensemble des disciplines ou bien une vision par discipline. Lorsque l’on clique sur l’une d’entre elles, on peut suivre les tweets qui lui sont rattachés.
Il est également possible de remonter dans le temps pour voir l’évolution des tweets.

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Voici une démonstration vidéo de l’outil :

Sans être tout à fait similaire, ce projet n’est pas sans rappeler le Zeitgeist  du Guardian. Ces outils s’inscrivent tout à fait dans la tendance actuelle à la visualisation de données.

Via Wow Effect

Kate Moss pour Longchamp : un twiller créé par les fans

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Pour le lancement de la collection imaginée par Kate Moss pour Longchamp, la marque a lancé le mini-site événementiel « Tell me about her ».

Longchamp s’est appuyé sur la mécanique du « Twiller », contraction de « thriller » et de « twitter », néologisme inventé en 2008 par Matt Richtel, journaliste pour le New York Times.
Il s’agit d’écrire une histoire en utilisant le principe des statuts Twitter limité par un nombre maximum de caractères.

Mis en ligne 3 semaines avant le lancement de la collection Kate Moss, « Tell me about her » invitait les internautes à poster un message sur ce que serait leur vie avec un sac de la collection Kate Moss, le tout en moins de 70 caractères.

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En postant ces messages, les internautes concouraient pour gagner un sac de la nouvelle collection si leur message était plébiscité. C’était également l’occasion pour eux de prendre part au « twiller » de Kate Moss, une « œuvre digitale » selon la marque.

Le public pouvait voter pour chaque message ainsi que les partager sur Facebook et Twitter.
Chaque semaine, un jury élisait le meilleur message de la semaine dont l’auteur se voyait offrir un sac de la collection ainsi que la playlist créée par Kate Moss.
Le message qui a reçu le plus de votes des internautes à la fin de l’opération (3 février) a également reçu un sac.

Voici les messages élus par le jury :

  • Semaine 1 : « A cup of tea with a piece of Kate »
  • Semaine 2 : « Kate m’a pris la main dans le sac »
  • Semaine 3 : « Girls just wanna have Kate »

Finalement, les messages compilés ont donné naissance à 3 twillers vidéos sous forme d’animations de typographies synchronisées avec une voix off chantée.

On pourrait reprocher à cette campagne de ne pas avoir eu lieu sur Twitter lorsque l’on sait que le concept en découle directement.

Un hashtag spécifique aurait pu être mis en place pour que les tweets des participants soient répertoriés et repris ensuite sur le site où les internautes auraient pu voter.

Le concept reste néanmoins intéressant : Longchamp a capitalisé sur le succès de Twitter et sur l’icône Kate Moss et a “gagné” une campagne directement créée par ses fans.
Ces derniers sont d’autre part “récompensés” grâce aux vidéos twiller mises en avant à la fois sur Tell me about her et sur le site de la marque.